Colloque 8 octobre 2022 – Laisser sa trace, art rupestre, art brut

“Art pariétal/Art brut…”

“Est-ce que je peux colorier la main?” Demande une petite patiente pendant sa séance… Elle venait de faire parfaitement le contour de ses doigts sur une feuille – ces 4 dernières minutes résument 40 mille ans, 40 mille ans et 4 minutes si l’on préfère… L’enfant du totem humain, passé de la nature à la culture nous rappelle la horde, le meurtre, le cannibale et l’inceste au noyau même de nos instincts…

Les artistes des grottes de Sulawesi savaient à l’évidence quelque chose de la capacité négative du psychisme : voir en creux le plein et inversement.

Symboliser, subjectiver le potentiel de sauvagerie pulsionnelle, s’approprier la mort et l’amour, la survie et la guerre, sont un héritage et une conquête processuelle toujours renouvelée à laquelle la fonction artistique dès son origine nous confronte par l’infinité de ses mises en scènes et que la psychanalyse, avec ses outils classiques ou plus spécifiquement art-thérapeutiques, tente parfois de soutenir dans le sens d’une croissance psychique.

Nous parlerons ensemble du premier génie artistique connu de l’Art rupestre, du jaillissement sensible de l’humanité dans une bande dessinée préservée dans ses cryptes rocheuses aux quatre coins de la planète.

Nous écouterons durant l’après-midi une autre forme de jaillissement du monde interne, née de la maladie du penser, comme disait Didier Anzieu, et de l’impérieuse contrainte à signifier, une expérience de subversion mutuelle du sensoriel et de la représentation, nichée dans la fente structurelle de la psychose. L’art brute réinvente d’inédits codes artistiques, tels des produits dérivés des effets tranchants de l’auto-conservation et d’auto-restauration face à la possible perte de soi. L’Art brute, qui porte l’expérience de la dislocation psychique, est-il une détonation instrumentalisée par la nomenclatura des marchands, un anoblissement opportun de la folie ? Le patient, « artiste malgré lui », est peut-être le plus artiste d’entre tous disputant ainsi la légitimité de l’art aux artistes autorisés. Cet espace intermédiaire entre le soin et la cité nécessite-t-il de  penser les conditions de cadre éthique, un bémol sur la portée d’une célébration naïvement contemplative? …

Des interventions artistiques pendant le colloque vont inciser dans nos résistances et certitudes à nous sentir singulier dans notre siècle, nous aider à accepter l’évidence d’une universalité et d’une intemporalité des ressorts de l’inconscient, depuis la grotte jusqu’à nos cabinets de consultation…

Crédit photo affiche du colloque André Le Hien, (Sans titre), Musée d’Art et d’Histoire de l’Hôpital Sainte-Anne, Inv. 0717 © CEE-MAHHSA

Samedi 8 octobre 2022 – 9H30 -18H30

EN VISIO-CONFÉRENCE ET EN PRÉSENTIEL 

INALCO
Institut National des Langues et Civilisations Orientales
65 rue des Grands-Moulins – Paris 75013
Auditorium rez-de-chaussée
Ligne 14 : station François Mitterrand
Bus 62 : arrêt Mann
Bus 89 : arrêt Avenue de France
Bus 64 : arrêt Bibliothèque – Chevaleret

PROGRAMME

ART dès l’origine

9h15 – 11h15

Président de la matinée: 

Piotr KRZAKOWSKI, Docteur en Psychologie Clinique, psychanalyste

Rajah SHARARA, Psychologue clinicienne, psychanalyste

Alain GIBEAULT, Philosophe, psychologue clinicien et psychanalyste : « Naissance de la symbolisation et art préhistorique ».

Christian GAILLARD,
Docteur en psychologie, Psychanalyste : Il se lève, et marche.

Yves SARFATI,
Professeur de Psychiatrie – Psychanalyste : Le stade prégénital selon Cro-Magnon

Johanna VELT, Psychiatre, Pédopsychiatre, Psychanalyste : Modératrice  

Échanges avec la salle

11h15 – 11H30  – Pause café

11h30 – 13h

gine PRAT, Psychologue-Psychanalyste : « Comment l’art préhistorique: nous éclaire sur notre fonctionnement psychique ? »

rard NOIR, Psychiatre, Psychanalyste : Discutant

Samir FELLAK, Psychologue clinicien, Psychanalyste : Modérateur

Échanges avec la salle

13h – 14h15 – Pause déjeuner : Buffet

Histoire(s) brut(es)

14h15 – 16h

Présidente de l’après-midi :

Johanna Velt: Psychiatre, Pédopsychiatre, Psychanalyste

Anne-Marie DUBOIS, Psychiatre, responsable scientifique du MAHHSA

Clara SIMPSON: Comédienne bilingue, enseignante: Lecture de textes des œuvres de Jeanne Tripier, Aimable Jayet, Aloise Corbat, et Constance Schartzlin-Berberat.

cile CUNIN, médiatrice culturelle : « Art asilaire et genre à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. » Lectures et réflexions.

Armelle HOURS, Psychiatre, Psychanalyste : Modératrice

Échanges avec la salle

16H00 – 16H15 – Pause café

16h15 – 18h

Alain MOREAU, Collectionneur d’art brut

André ROBILLARD : Sculpteur, dessinateur, musicien, créateur français d’art brut

Armelle HOURS:  Psychiatre, Psychanalyste : Modératrice

Échanges avec la salle

Fin de la journée : Conclusion

Comité d’organisation, Comité scientifique : Samir Fellak, Armelle Hours, Piotr Krzakowski, Rajah Sharara, Johanna Velt
Comité de conseillers artistiques : Audren, Clara Simpson

AVEC LA PARTICIPATION DE
  • AUDREN
  • Cécile CUNIN
  • Anne-Marie DUBOIS
  • Samir FELLAK
  •  Christian GAILLARD

  • Alain GIBEAULT
  • Armelle HOURS
  • Piotr KRZAKOWSKI
  • Alain MOREAU
  • Gérard NOIR
  • Régine PRAT 
  • André ROBILLARD 
  • Yves SARFATI
  • Rajah SHARARA
  • Clara SIMPSON
  • Johanna VELT

26 septembre 2022 – Conférence de Germaine ACOGNY « Le corps reflet de la nature »

Germaine ACOGNY

Danseuse, Chorégraphe, Professeure , danse et enseigne dans le monde entier et devient un réel émissaire de la Danse et de la Culture Africaine, co-fondatrice avec son mari Helmut Vogt de l’école des sables depuis 1998.

L’École des Sables, Centre International pour la formation professionnelle en Danses Traditionnelles et Contemporaines d’Afrique. 

Germaine Acogny, «mère de la danse contemporaine africaine», personnage incontournable de la culture sénégalaise et africaine, propage sa conception transversale de la danse, de la contemporanéité, du dialogue interculturel, donc, de l’Humanité.

Chorégraphe, danseuse, pédagogue, globe-trotter infatigable, Germaine Acogny incarne le courage, le talent, la persévérance et la dignité. En mettant en regard témoignages et photographies, Danser l’Humanité  éclaire son parcours et son œuvre qui fait sens avec l’Histoire, résonnant avec nos préoccupations contemporaines.

Le 25 Mars 2016, Germaine reçoit la distinction d’Officier de la légion D’Honneur de la République Française.

En 2018 – Germaine Acogny reçoit le prix BESSIE de New York pour sa performance exceptionnelle de son solo « Mon élue noire-sacre # 2 » et un prix du Festival international du théâtre expérimental et contemporain du Caire pour « Life time achievements » dans le domaine de la chorégraphie, du mouvement et de la danse.

En 2018 – Prix International Elsa Wolliaston – Festival Danses et Continents Noirs.

 En janvier 2019, Germaine Acogny reçoit le Prix d’Excellence de la CEDEAO (Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest), catégorie Arts et Lettres.

En 2021, elle reçoit le Lion d’Or pour « Lifetime Achievement» de la Biennale de Venise.

En juin 2022, elle reçoit le Grand Prix de la SACD France (Droits d’auteurs).

Lundi 26 septembre 2022 – 19 H – 22 H

EN VISIO-CONFÉRENCE ET EN PRÉSENTIEL 

Université Columbia de Paris – Reid Hall
4 Rue de Chevreuse – 75006 Paris

Ligne 6 Edgar Quinet – Ligne 4 Vavin -Ligne 12 Notre-Dame des Champs
Bus 82 – 58 – 91 -83

PROGRAMME

Séverine MARTIN, Responsable des programmes Académiques : Ouverture de la Conférence

Anne Sylvie PELLOUX, Pédopsychiatre : Présidente

Rajah SHARARA, Psychologue clinicienne, psychothérapeute

 Germaine ACOGNY, Danseuse, Chorégraphe, Professeure Le corps reflet de la nature

Dominique MAZEAS, Psychologue clinicienne, Psychothérapeute Discutante

AVEC LA PARTICIPATION DE
  • Germaine ACOGNY
  • Séverine MARTIN
  • Dominique MAZEAS
  • Anne-Sylvie PELLOUX
  • Rajah SHARARA

                       

21 juin 2022 – Présentation du livre d’Annik Beaulieu

 

Prévenir l’autisme du bébé à risque
Une approche corporelle et relationnelle

 

Préface de Bernard Golse

Il est maintenant admis que le trouble du spectre autistique est neurodéveloppemental, résultat d’une interaction complexe entre les facteurs génétiques et environnementaux. Les films familiaux d’enfants qui sont devenus autistes montrent que les bébés à risque ont dès la naissance une motricité désorganisée et difficilement compréhensible pour les parents : pauvreté de la motricité involontaire, appelée « mouvements généraux », absence de mouvements Fidgety, ces petites rotations charmantes des mains, absence de fluidité dans l’ondulation continue du corps. Ces caractéristiques ont des répercussions sur la façon dont on porte et manipule le bébé, et probablement aussi sur la façon dont les mouvements du bébé prennent sens pour son parent. Ils ont une haute valeur prédictive sur le devenir neurologique des nourrissons.

A partir de sa thèse de doctorat, étayée sur son expérience d’ostéopathe de nourrissons, de rééducation périnéale auprès de mères et de psychologue psychanalyste des interactions précoces parents-bébé, Annik Beaulieu livre ici un travail qui fera date. Elle montre l’importance d’un diagnostic non pas précoce mais précocissime (avant 3-5 mois) et la nécessité d’une prise en soins d’emblée transdisciplinaire des bébés à risque d’autisme et de leurs parents. Au fil des cas cliniques évoqués, elle illustre comment les premiers liens avec les parents, depuis le corps-à-corps jusqu’aux interactions précoces, peuvent en bénéficier.

Mardi 21 juin 2022 – 21 H

En Visio Conférence

PROGRAMME

 

Rajah Sharara : Psychologue clinicienne, psychothérapeute, psychanalyste, membre de la CIPPA : Présentation des intervenants

Annik BEAULIEU, Psychanalyste, Ostéopathe, Docteure en Psychopathologie, Chercheuse associée à l’Université de Paris, Membre de l’ALI et de la CIPPA :
Comment les difficultés d’organisation corporelle des bébés à risque d’autisme peuvent-elles venir perturber les premiers liens avec les parents, depuis le corps-à-corps jusqu’aux interactions précoces ? L’auteur montre qu’une prise en charge précocissime et transdisciplinaire peut prévenir le glissement vers une pente autistique.

Chantal LHEUREUX DAVIDSE, Maitre de conférences HDR Université Paris Cité (IHSS EP CRPMS), Psychologue clinicienne, psychanalyste, membre de la CIPPA ; Discutante

Pierrette POYET, Psychanalyste, psychothérapeute, Formatrice AFFOBEB (observation du nourrisson méthode Esther Bick), Membre Bureau CIPPA, Membre bureau Gerpen : Discutante

AVEC LA PARTICIPATION DE
  • Annik BEAULIEU
  • Chantal LHEUREUX DAVIDSE
  • Pierrette POYET,
  • Rajah SHARARA

           

Colloque du 27 novembre 2021 – Lire Freud : Psychanalyse et littérature

Freud écrivain peut être lu comme une œuvre littéraire. Vers la fin de sa vie Freud lecteur lisait de nombreux romans policiers, a-t-il ouvert la voie aux écrivains analystes ? Peut-on être écrivain et analyste, comme le récuse Gérard Schneider ? Quelle articulation peut-on établir entre psychanalyse et littérature et pourquoi la fait-on en tant qu’analyste ? Tous les mots des autres s’invitent dans la cure, les mots partagés et l’aire transitionnelle entre deux langues. Y-a-t-il un lien entre la langue poétique et la langue analytique ? Ces interrogations ouvrent le débat de cette journée autour de Virginia Woolf « L’usage est langage : To the lighthouse » à partir du roman Promenade sur le phare, de Samuel Beckett dans Pas moi, Not I et Un divan pour …. Agatha Christie de Sophie de Mijolla-Mellor A partir d’un groupe de rencontre entre artistes et psychanalystes autour de « Pas Moi/Not I », texte de Beckett, nous serons invités à voyager, associer à l’instar de l’écrivain qui a oscillé entre psychanalyse et littérature toute sa vie durant. Dans « Pas Moi », mais pas seulement dans ce texte, il introduit des procédés littéraires originaux qui interrogent sur des dimensions latentes de la littérature, des pensées latentes du rêve. Il utilise l’écrit et le verbal d’une manière magistrale pour finalement les déconstruire et nous ouvrir ainsi vers les sonorités et toutes les autres modalités sensorielles qui se trouvent au-delà des mots, mais qui n’existeraient pas non plus sans les mots. En termes psychanalytiques, on peut dire que Beckett fait un saut des représentations-mots vers des représentations-choses et vers des symbolisations premières. Il explore ce que Kristeva aurait appelé « La chair des mots ». C’est un texte court qui ouvre à des associations infinies et peut être vécu comme une séance. Le « Pas Moi » évoque les difficultés de subjectivation de la protagoniste du texte. À son écoute on peut réfléchir aussi sur la nature de la voix qui parle Nous relèverons avec Virginia Woolf dans Promenade sur le phare l’importance du tacite, combien trop d’explicite tue la langue et sur l’indicible et le dicible, sur l’expérience poétique et l’expérience du transfert dont on ne peut rendre compte par la narrativité. Nous conclurons sur la biographie et plus encore l’autobiographie d’un romancier, en contrepoint de celle de son œuvre, ouvrant au lecteur des perspectives nouvelles, parfois inattendues. S’il est psychanalyste, il va se sentir à la fois l’enfant à qui l’on conte une histoire et le destinataire adulte de confidences et de souvenirs. Dans le cas d’Agatha Christie une troisième dimension s’ajoute, celle de l’auteur publiant sous un pseudonyme une œuvre parallèle, très différente des « crime novels » qui l’ont rendue célèbre. Sans la mettre « sur le divan », ce qu’elle n’aurait certainement pas accepté, on tentera de faire émerger des résonnances de l’œuvre qui nous ramènent à son enfance et peut-être aussi à la nôtre »

Samedi 27 novembre 2021 – 9H30 -18H

EN VISIO-CONFÉRENCE ET EN PRÉSENTIEL 

INALCO
Institut National des Langues et Civilisations Orientales
65 rue des Grands-Moulins – Paris 75013
Hall 2, 2ème étage, Amphithéâtre A2
Ligne 14 : station François Mitterrand
Bus 62 : arrêt Mann
Bus 89 : arrêt Avenue de France
Bus 64 : arrêt Bibliothéque – Chevaleret

PROGRAMME

9H00 – 9H30 – Accueil des participants

9H30 – 11H15

Rajah SHARARA, Psychologue clinicienne, Psychanalyste Introduction

Piotr KRZAKOWSKI, Docteur en Psychologie Clinique, membre de la SPP et de l’Institut de Psychanalyse et de Psychothérapie de Varsovie : Modérateur de la matinée

Derek HUMPHREYS, Médecin et Psychanalyste. Membre de la Société Internationale de Psychanalyse et Philosophie (SIPP/ISPP) :   « L’usage est langage : To the lighthouse », de Virginia Woolf.

John DEWITT, Poète, psychologue clinicien et doctorant en lettres à la Sorbonne Nouvelle : Discutant

11H15 – 11H30 – Échanges avec la salle

 

11H30 – 12H00 – Pause

12H00 – 12H30

Annoradha RUGHOONUNDUN, Comédienne, Autrice : Lecture du texte Coton

12H30 – 14H00 – Déjeuner : Buffet
 

AVEC LA PARTICIPATION DE
  • Elisabeth BIROT
  • Pr. Sophie DE MIJOLLA-MELLOR
  • John DEWITT
  • Anouk DRIANT
  • Armelle HOURS
  • Derek HUMPHREYS
  • Pr. Alberto KONICHECKIS
  • Piotr KZRAKOWSKI
  • Anooradha RUGHOONUNDUN
  • Rajah SHARARA
  • Clara SIMPSON

14H00 – 16H00

Elisabeth BIROT, Psychanalyste, membre titulaire de la SPP, Membre de la Commission d’enseignement de l’Institut Psychanalytique de Paris : Modératrice et Discutante

«Pas Moi, Not I » de Samuel Beckett :

Clara SIMPSON, Comédienne bilingue d’origine irlandaise, enseignante : Lecture du texte « Pas Moi » « Not I » de Samuel Beckett ​Commentaires par Armelle Hours et Alberto Konicheckis : ​

Armelle HOURS, Psychiatre, Psychanalyste, Membre titulaire de la SPP, membre de l’IPA, et du GLPRA (Groupe Lyonnais de psychanalyse Rhône-Alpes)

Pr. Alberto KONICHECKIS, Psychologue clinicien, Psychanalyste (SPP), Professeur émérite en Psychologie Clinique et Psychopathologie de l’Université de Paris Descartes

15H30 – 16H00Échanges avec la salle

16H00 – 16H15 – Pause

 16H15 – 17H30

Piotr KRZAKOWSKI, Docteur en Psychologie Clinique, membre de la SPP et de l’Institut de Psychanalyse et de Psychothérapie de Varsovie : Modérateur

Pr. Sophie DE MIJOLLA-MELLOR, Psychanalyste et Philosophe, directrice de l’A2IP et de la revue Topique  Agatha Christie sur le divan ? Un divan pour Agatha Christie (2ème édition octobre 2020 Edit. L’Esprit du temps).

Anouk DRIANT, Psychologue clinicienne, Psychanalyste, membre titulaire de la SPP : Discutante

17H30 – 18H00Échanges avec la salle

Conclusion de la journée table ronde

Colloque du 22 mai 2021 Psychanalyse et cinéma : Deux fenêtres sur le monde intérieur ?

Le malentendu entre psychanalyse et cinéma a existé dès le début, les buts recherchés étant diamétralement opposés.  Nous parlerons des dangers de dérives maintes fois constatées au cinéma quand il souhaite intégrer la psychanalyse à son propos, et qui ont maintenu Freud à l’écart de ce qui deviendra un art majeur par la suite. Les impasses possibles de la psychanalyse appliquée au cinéma seront évoquées et nous ouvrirons la discussion sur les points de convergence ou de rencontre entre les deux dans un cadre que nous aurons peut-être à tenter de cerner.

À partir des deux regards développés en suivant le cheminement de Freud du regard à l’écoute, nous tenterons de cerner les points de rencontre psychanalyse/ cinéma à partir de la notion d’espace transitionnel proposé par Winnicott. Nous proposerons un regard croisé. Les lumières de la ville et la série en thérapie permettront d’interroger ce que ces images sollicitent en nous pour différencier le fait de voir et regarder. Comment les mettre en tension dialectique avec un regard intérieur ? 

 Dans la vie et l’œuvre de Frida Kahlo, le cheminement ici proposé, emboîtera le pas à Freud et à Lacan pour parcourir le champ de l’art dans plusieurs directions, picturale, psychanalytique, cinématographique et les faire dialoguer ensemble. Dans la perspective de décrypter quelques entours de l’association féconde de l’art et de la psychanalyse, à la lumière de la biographie filmique Frida [2002] où l’artiste peintre mexicaine y célèbre l’art comme force transcendante.

Nous projetterons ensuite le film du réalisateur Jean-Pierre Améris  : « Les émotifs anonymes » comédie écrite avec Philippe Blasband et produite par Philippe Godeau. Cette œuvre traitant du handicap de la timidité est fortement autobiographique. Le film est interprété par Benoît Poelvoorde, Isabelle Carré.

Samedi 22 mai 2021 – 9H30 -18H


EN VISIO CONFERENCE

Association Quartier Notre Dame-Des-Champs
92bis Boulevard du Montparnasse – 75014 Paris
Métro Ligne 6 – Edgar Quinet – Montparnasse
Ligne 4 Vavin
Bus 58 – 82 – 91

PROGRAMME

9H00 – 9H30 – Accueil des participants

9H30 – 10H00

​​Rajah SHARARA, psychologue clinicienne, psychanalyste
Introduction

Présidente de la matinée :
Marie SIRJACQ, psychanalyste (SPP)(Société Psychanalytique de Paris), psychosomaticienne (IPSO) (Institut de Psychomatique)

10H00 – 11H15

 Jean-François GOUIN, psychanalyste (SPP), psychodramatiste : « Psychanalyse et cinéma : Deux regards »

Sylvie PONS-NICOLAS, psychiatre-psychanalyste – membre titulaire formatrice à la (SPP) : Discutante

11H00 – 11H15 – Échanges avec la salle

11H15 – 11H30 – Pause café

11h30 – 12h45

Delphine SCOTTO DI VETTIMO, psychanalyste, professeur d’Université à Aix-Marseille, chercheuse :
« Regard psychanalytique et cinématographique sur la vie de Frida Kahlo »

Alberto KONICHECKIS, psychologue clinicien, psychanalyste (SPP), Professeur émérite en Psychologie Clinique et Psychopathologie de l’Université de Paris Descartes : Discutant

Échanges avec la salle

13H00 – 14H00 – Déjeuner : Buffet
 

14H00 – 17H30

Présidente de l’après-midi : 
Amélie DE CAZANOVE
, psychologue clinicienne, psychanalyste (SPP)
Jean-Pierre AMERIS, réalisateur (en visioconférence)
Projection du film : « Les émotifs anonymes », comédie écrite avec Philippe Blasband et produite par Philippe Godeau. Cette œuvre traitant du handicap de la timidité est fortement autobiographique.
Le film est interprété par Benoît Poelvoorde, Isabelle Carré.
Il remporte un grand succès lors de sa sortie en décembre 2010, reçoit de nombreux prix dans le monde, dont le Magritte du Meilleur Film Etranger en Belgique.

Échanges avec la salle

Conclusion : table ronde

AVEC LA PARTICIPATION DE
  • Amélie De CAZANOVE

  • Jean-Pierre AMERIS

  • Jean-François GOUIN

  • Alberto KONICHECKIS

  • Sylvie PONS-NICOLAS

  • Delphine SCOTTO DI VETTIMO

  • Rajah SHARARA

  • MARIE SIRJACQ

Colloque du 19 Décembre 2020 – Exister sans identité – Le traumatisme de l’inquiétante étrangeté

EN VISIO CONFERENCE

Evénement terminé

 Samedi 19 décembre 2020 – 9H30 – 13H30

PROGRAMME

9H00 – 9H30 – Accueil des participants

9H30 – 10H00

Rajah SHARARA, psychologue clinicienne, psychanalyste
Introduction

​​Président de la matinée
Jean-François GOUIN :
Psychanalyste. Membre de la Société Psychanalytique de Paris (SPP). Psychodramatiste.

Madame Laurence DUMONT :
Députée du Calvados, co-présidente de la mission d’information de la commission des affaires étrangères sur les enfants non enregistrés à l’état civil.

Échanges avec la salle

Michel WELTERLIN :
Producteur la compagnie Taxibrousse, journaliste.
Documentaire : « Les Enfants fantômes, un défi pour l’Afrique » (52 minutes)
Denise  KOUADIO épouse ILUPEJU : AIDE et ACTION
Kotia Maïmouna KONE, 10 ans, Côte-d’Ivoire : Lecture de son poème « Je suis différente de vous ».

Échanges avec la salle

AIDE ET ACTION
  •  Kotia, 10 ans, Côte-d’Ivoire,

  • Denise  KOUADIO épouse ILUPEJU,

  • Moboladji Ramanou BABAEDJOU,

  • Berei  TCHA et Berthe TEHOU

11H45 – 12H30 – Pause 

12H00 – 13H30

Pr Bernard GOLSE :
Pédopsychiatre- psychanalyste (APF), Professeur émérite de psychiatre de l’enfant et de l’adolescent à l’université Paris Descartes. Président de Pikler Loczy et de l’AEPEA.
« Identité narrative orale ou écrite – Le traumatisme de l’inquiétante étrangeté »

Échanges avec la salle

Monique LAURET :
Psychiatre, psychanalyste. Membre de la SPF Paris et de la Fondation Européenne de la psychanalyse. Membre du Conseil scientifique du CAPRI.
« De l’identité fantôme à l’identité volée ».

 Échanges avec la salle

Conclusion : table ronde

AVEC LA PARTICIPATION DE
  • Laurence DUMONT

  • Bernard GOLSE

  • Jean-François GOUIN

  • Monique LAURET

  • Rajah SHARARA

  • Michel WELTERLIN