Colloque – 12 septembre 2026 – Écoute des formes sensorielles dans la clinique et la photographie

 

Aux origines de l’émergence du moi-sujet et du processus créateur.
La considération pour des formes primaires de la sensorialité nous font appréhender la profondeur de la psyché humaine.

Anne Brun nous amène à penser la sensori-motricité comme voie royale pour l’exploration de certaines cliniques extrêmes. Tous les processus de symbolisation dans la construction du moi-sujet s’enracinent dans la sensorialité et la relation aux objets. L’accent est mis sur l’importance de l’écoute de toutes les formes de l’archaïque transposée dans le cadre de la cure type. L’écoute de la sensorialité nous permet également de comprendre le processus créateur des artistes.

Adrien Pichon prendra le cas de l’artiste Corinna Kern pour illustrer la question du témoignage et de l’image dans des cliniques de l’extrême, comme celle de la syllogomanie.

Quand le regard de la photographe Sandra Calligaro, à partir de son expérience de vie en Afghanistan, croise celui du psychanalyste, sont convoqués et mis en discussion les thèmes du franchissement de l’espace intime, du regarder/être regardé, des identifications, du travail de la transformation des éléments bruts et des effets subjectifs.

Notre journée se clôturera par une reprise en commun des liens porteurs de sensorialité dans ces cliniques extrêmes et dans les productions d’artistes.

 

PROGRAMME

9h00 – Accueil des participants

Matin

Écoute des formes sensorielles dans la clinique psychanalytique

9h30 – 9h45
Dominique Bourdin
: Présidente
Rajah Sharara : Introduction

9h45- 10h45Anne Brun : Écoute des formes sensorielles dans la clinique psychanalytique

10h45 – 11h Pause café

11h à 11h20 Brigitte Bernion : Discutante

11h20 – 12h15 Échanges avec la salle

12h15 -12h30 Sandra Calligaro : Voyage à travers l’Afghanistan.

12h30 – 14h30 – Buffet

Après-midi

Regards croisés entre un psychanalyste et une photographe

14h30 – 15h30
Dominique Bourdin : Présidente

Adrien Pichon : Donner à voir, donner à ressentir ; enjeux croisés de la photographie et du témoignage clinique dans le syndrome de Diogène

15h30 – 16h15 – Sandra Calligaro : Afghanistan, de la guerre à l’intime

16h15 -16h30 Pause café

16h30 – 17h45

Christelle Nguyen Chailleu : Discutante

Soraya Ayouch : Modératrice

Échanges entre les intervenants et échanges avec la salle

17h45 – 18h Conclusion avec tous les intervenants
 

Fin de la journée

INTERVENANTS 

Soraya Ayouch : Psychologue clinicienne, psychanalyste

Brigitte Bernion : Psychologue/ Psychanalyste
Membre du GASPP (groupe Aquitain de la Société Psychanalytique de Paris) Membre de l’IPSO (Institut de Psychosomatique Pierre Marty Paris)
Membre de la SEPEA (Société Européenne pour la psychanalyse de l’Enfant et de l’Adolescent)

Dominique Bourdin : Psychanalyste membre adhérente de la SPP, agrégée de philosophie, docteure en psychopathologie fondamentale. J’ai participé au « Dictionnaire freudien » dirigé par Claude Le Guen, dirigé plusieurs ouvrages notamment dans la collection des Débats de psychanalyse, et publié notamment « La psychanalyse, de Freud à aujourd’hui » et « L’oubli. Dynamique du fonctionnement psychique ».

Anne Brun : Professeur émérite de psychopathologie et de psychologie clinique, ancienne directrice du CRPPC, Centre de recherche en psychopathologie et psychologie clinique, Université Lumière-Lyon 2, membre de la SEPEA. Secrétaire scientifique du Groupe Lyonnais de Psychanalyse, de 2020 à 2025.

– Sandra Calligaro : Sandra est photographe exerce aussi comme cheffe-opératrice pour des documentaires audiovisuels. Entre 2022 et 2023, elle a co-dirigé la filière photojournalisme de l’Ecole des Métiers de l’Information aux côtés de Julien Daniel et Guillaume Herbaut.

Sandrine Loeb : Psychologue clinicienne travaille en pédopsychiatrie (accueil familial thérapeutique, CMP, hôpital de jour).

Christelle Nguyen Chailleu : Psychologue clinicienne, psychothérapeute, psychodramatiste, animatrice-thérapeute de médiations thérapeutiques,
formatrice et membre du comité pédagogique de la formation (Asphodèle)

– Adrien Pichon : Psychologue clinicien, psychanalyste membre de la Société Psychanalytique de Paris et du Groupe Lyonnais de Psychanalyse Rhône-Alpes, docteur en psychopathologie et psychologie clinique.

Rajah Sharara : Psychologue clinicienne, psychanalyste, présidente – fondatrice de l’Association Psyché & Art.

Comité scientifique : Marie-Claude Argant-Le Clair,  Soraya Ayouch, Brigitte Bernion, Dominique Bourdin, Anne Brun, Christelle Nguyen Chailleu, Nayla Karroum, Sandrine Loeb, Adrien Pichon, Rajah Sharara, Yves Thery

Comité d’organisation :
Marie-Claude Argant-Le Clair, Nayla Karroum, Sandrine Loeb, Rajah Sharara, Fadi, Osman, Yves Thery.

Comité culturel et artistique : Esther Papaud

Intervenants – Conférence – 10 juin 2026 – Le cocon et le sarcophage : destins de la créativité et de la destructivité dans la syllogomanie (syndrome de Diogène)

Anouk GRAND-LE BEC

Psychologue clinicienne, Psychothérapeute – psychanalyste IPP/SPP. Formation IPSO, Formation à la psychosomatique avec Sami-Ali, membre du CIPS (Centre International de Psychosomatique) crée par Sami-Ali. Membre formateur de l’AEPPC (Association pour l’Enseignement de la Psychothérapie Psychanalytique Corporelle). Membre fondateur de Siitac.

 


Sandrine HONIAT

Psychologue clinicienne

 

Adrien PICHON

Adrien Pichon est psychologue clinicien, psychanalyste membre de la Société Psychanalytique de Paris et du Groupe Lyonnais de Psychanalyse Rhone-Alpes, docteur en psychopathologie et psychologie clinique.

Il exerce en cabinet à Annecy et au sein d’un centre d’hébergement d’urgence pour familles migrantes sans-abri à Genève (Association Païdos). Il a réalisé une thèse en 2020 sur l’approche psychanalytique de la syllogomanie et de l’incurie dans le logement (syndrome de Diogène), à partir d’une pratique clinique à domicile pour laquelle il a contribué à la création d’une équipe mobile d’accompagnement psychosocial (Association ALPIL, Lyon).

 

Publications – 10 juin 2026 – Le cocon et le sarcophage : destins de la créativité et de la destructivité dans la syllogomanie (syndrome de Diogène)


Sandrine HONIAT

La pratique du psychologue et l’éthique, sous la dir. de Odile Bourguignon,
Editions Mardaga, 2009

 

Adrien PICHON

– Pichon, Adrien. « Hermétique de la créativité et de la destructivité dans la syllogomanie-syndrome de Diogène. » Dans Cliniques de la destructivité, 27388. Psychanalyse vivante. Paris: In Press, 2025.
– Pichon, Adrien. « Chapitre 20. Les maux et les choses. Vers une approche psychanalytique de la
syllogomanie »: Dans Pratiques cliniques et dispositifs « aux limites », 28394. Dunod, 2022.

 

Conférence – 10 juin 2026 – Le cocon et le sarcophage : destins de la créativité et de la destructivité dans la syllogomanie (syndrome de Diogène)

 

La syllogomanie (ou syndrome de Diogène) et l’incurie dans le logement se présentent comme un continuum où l’encombrement et la saleté entravent la fonctionnalité du logement.

L’auteur en souligne la dimension biface :
le pôle « créatif » (idée de conservation et de régénération)
et le pôle « destructif » (pourrissement, inertie).

À partir de cas cliniques il met en évidence la quête de réanimation d’un environnement menacé de dévitalisation.

Dans la « clinique du lieu », l’auteur mobilise différents travaux apportés pour montrer comment syllogomanie et incurie résultent d’une tentative de symbolisation des particularités des réponses de l’objet-environnement.

Le détour par l’atelier de Francis Bacon illustre la transformation possible du chaos en potentiel créatif, révélant l’ambiguïté fondamentale, entre émergence et décomposition, à la source du processus de symbolisation.

Ce fond informe vers lequel tend le mouvement régressif constitue le point d’appel du travail précaire d’émergence des formes en lien avec les qualités, fastes ou néfastes, des réponses de l’objet-environnement.

 

PROGRAMME

Conférence

20h30 ( 8.30PM UTC+2 )

Adrien Pichon :
Le cocon et le sarcophage : destins de la créativité et de la destructivité dans la syllogomanie (syndrome de Diogène).

Anouk Grand-Le Bec :
Discutante

Sandrine Honiat : Modératrice

Intervenants

Anouk GRAND-LE BEC :
Psychologue clinicienne, Psychothérapeute – psychanalyste IPP/SPP. Formation IPSO, Formation à la psychosomatique avec Sami-Ali, membre du CIPS (Centre International de Psychosomatique) crée par Sami-Ali. Membre formateur de l’AEPPC (Association pour l’Enseignement de la Psychothérapie Psychanalytique Corporelle). Membre fondateur de Siitac

Sandrine HONIAT :
Psychologue clinicienne

Adrien PICHON :
Psychologue clinicien, psychanalyste membre de la Société Psychanalytique de Paris et du Groupe Lyonnais de Psychanalyse Rhône-Alpes, docteur en psychopathologie et psychologie clinique

Comité d’organisation : Marie-Claude Argant Le Clair, Nayla Karroum, Sandrine Loeb, Esther Papaud, Rajah Sharara, Yves Thery

Colloque 7 février 2026 – Du mouvement et du rythme vers une peau psychique

 

Au sein d’un atelier danse, des adolescents en panne de vie psychique peuvent, portés par le mouvement, l’imaginaire et la « matrice intersubjective » du groupe, retrouver le plaisir du jeu, du trouvé créé, réactivant ainsi des liens avec le corps de l’enfance. Dans un atelier parents- enfants autistes, la danse offre des contacts rythmiques de peau à peau favorisant une souplesse du lien entre l’enfant et son environnement.

 Dans la continuité du contact de la peau, du toucher et de l’archaïque, nous suivrons au plus près, la psychanalyse, en explorant les profondeurs du psychisme, qui a souvent privilégié les dimensions verbales et fantasmatiques.

Cependant, l’évolution de la clinique des états limites et des pathologies narcissiques-identitaires, ainsi que les découvertes en embryologie et neurosciences développementales, nous obligent à revisiter les fondements mêmes de la constitution du sujet. Le toucher, premier sens fonctionnel du fœtus, n’est plus un simple support de la relation, mais doit être considéré comme le creuset inaugural de la vie psychique.

Nous proposerons d’interroger une « Tact-Pulsion » comme chaînon métapsychologique manquant, articulant de manière indissociable la « peau biologique » (l’enveloppe sensorielle et l’inscription somatique) à la « peau psychique » (l’enveloppe narcissique et le filtre des sensations).

 

PROGRAMME

9h00 – Accueil des participants

Matin

9h30 – 11h30

Rajah SHARARA : Introduction

De la danse au lien retrouvé

Dominique Mazeas : Présidente

Catherine YELNIK : Paysages traversants de l’histoire d’un atelier danse : du rythme et de la voix au sens de la peau.

Échanges avec la salle

Yann Casazza : Vers une souplesse du lien : peau à peau dansé avec un enfant autiste et ses parents

 

11h30 – 11h45 Pause café

11h45 – 12h45

Mickaël Phelippeau : Propose d’axer son intervention principalement sur ces deux dernières expériences artistiques et humaines.

 

Échanges avec la salle

12h45 – 14h30 – Buffet

Après-midi

14h30 – 16h45

Claude STERNIS : Présidente

De la peau biologique à la peau psychique, le chaînon manquant : Tact-Pulsion

Régine PRAT : « Tact-Pulsion : une conséquence métapsychologique des connaissances sur le toucher » , proposition théorico-clinique visant à formaliser le toucher comme déclencheur et porteur de la dynamique pulsionnelle, au croisement du soma et du psychique

Échanges avec la salle

Catherine POTEL : « Une clinique du toucher : la relaxation psychanalytique Sapir » à travers des vignettes cliniques explicitant un dispositif permettant au patient de retrouver et de symboliser les vécus archaïques enfouis dans une histoire corporelle qui précède et soutient le langage.

Échanges avec la salle 

16h45 – 17h00 Pause café

17h00 – 18h00

Corinne DECHELETTE : « La peau qui parle : du contact biologique à la construction psychique », en écho aux travaux fondateurs de Didier Anzieu sur le Moi-Peau, et mettra en lumière comment le contact biologique devient le substrat de la construction psychique

Échanges avec la salle

Conclusion avec tous les intervenants

Fin de la journée

INTERVENANTS 

Yann CASAZZA : Psychologue clinicien, psychothérapeute, danseur-comédien

Corinne DECHELETTE : Docteur en Pharmacie, Docteur ès Sciences et auteure de 8 essais sur la peau, secrétaire de la Société Française des Sciences Humaines sur la Peau (SFSHP) et de la société savante sur le tact : Société Internationale interdisciplinaire du Tact (Siitact)

Dominique MAZEAS : psychologue clinicienne, Maître de conférence, université Paris Cité, Membre de la CIPPA et de l’Institut Contemporain de l’Enfance

Mickaël PHELIPPEAU : chorégraphe, directeur artistique de la compagne bi-p, actuellement associé à la Halle aux Grains, scène nationale de Blois et au Centre National pour la Création Adaptée à Morlaix.

– Catherine POTEL : psychomotricienne, psychothérapeute, thérapeute en relaxation psychanalytique Sapir, autrice d’ouvrages et de nombreux articles, directrice de la collection « À Corps » chez ères.

Régine PRAT : psychologue-psychanalyste, membre de la Société psychanalytique de Paris, membre du GERPEN

Rajah SHARARA : Psychologue clinicienne, psychanalyste, présidente – fondatrice de l’Association Psyché & Art.

– Claude STERNIS : Psychologue clinicienne, psychanalyste, directrice de formation à Asphodèle.

Catherine YELNIK : Psychologue clinicienne-psychothérapeute, Thérapeute familial. Danse thérapeute (FFAT)

Comité d’organisation : Marie-Claude Argant Le Clair, Nayla Karroum, Sandrine Loeb, Esther Papaud, Rajah Sharara,  Yves Thery